Je ne suis pas théologien ni philosophe, mais la dernière coupe du monde de soccer et tous les rassemblements festifs qui en ont découlé m’ont fait réfléchir à une petite comparaison.
Pour moi, le concept de religion, ça implique un équilibre entre deux choses:
D’abord, il faut croire en Dieu, avoir la foi.
Ensuite, vient le goût de se rassembler autour de rites et de gestes pour partager cette foi. Là où deux ou trois personnes sont réunies autour de la même prière, il se passe une « communion » difficile à expliquer.
C’est un peu comme être un fan de sport. On peut croire aux chances de victoire de notre équipe favorite et regarder les matchs seul à la maison. Mais quand arrive la grande finale, on veut se rassembler et faire un gros party : les buts sont plus excitants quand on les célèbre à plusieurs!
Mais si durant cette fête, il faut absolument de la pizza, il faut absolument telle sorte de bière parce que c’est la bière officielle, il faut se costumer aux couleurs de l’équipe, il faut absolument crier et chanter, si il faut que l’important soit trop sur les « il faut »… ouf, je suis prêt à parier que plusieurs vont préférer rester chez eux…
« J’admire son courage » a lancé avec à propos Mgr Turcotte au sujet de notre bien-aimé cardinal Ouellette qui nous quitte. Et bien moi c’est ce qui est à l’origine de son courage que j’admire encore plus, j’admire sa charité ! Ramer à contre-courant demande de la force, une force qui risque toujours de s’épuiser si elle ne puise pas sans cesse aux sources de l’amour. Il n’y a pas de plus grand acte de charité que de donner la vérité nous enseigne le docteur des docteurs et c’est pourquoi notre cardinal a été, est et demeurera pour moi et tous les jeunes un éminent exemple de charité. Il a la charité du bon berger, la charité de celui qui est prêt à affronter les loups pour nous. Avec un véritable pasteur comme lui, les jeunes avançaient avec une vive espérance, sûre de pouvoir défendre le Christ et son Église dans un monde hostile à la vérité, dans un monde où le fidèle est un infidèle au prétendu consensus social. Je me souviens de lui comme d’une parole qui crient dans le désert du relativisme, d’une parole qui tranche comme celle de Jésus. Oui, comme celle de Jésus ! Une parole qui ne reste pas indifférente devant une nation qui s’est détourné de son Père, une parole qui aime trop pour rester muette devant un peuple qui marche à sa perte, une parole qui guide et qui rassure ceux qui veulent prendre leur croix et suivre Jésus jusqu’au bout. C’est de pasteurs comme lui que le Québec et le Canada ont désespérément besoin, que les jeunes attendent avec soif… et la soif des jeunes est grande ! Je remercie Dieu de nous avoir donné un tel apôtre et je le remercie aussi de venir le rechercher pour mieux le redonner à l’Église tout entière.
La rumeur avait circulé mais c’est maintenant officiel : le Cardinal Marc Ouellet occupera un haut poste au Vatican dès l’automne.
Pour ma part, je retiendrai de son passage au diocèse de Québec qu’il a contribué à ce que les jeunes adultes aient davantage d’espace pour s’exprimer au sein de l’Église, notamment en favorisant les rassemblements comme la Montée Jeunnesse et par la création d’une Commission permanente de la jeunesse.
Et vous, quels seront vos souvenirs du passage du Cardinal Ouellet au diocèse de Québec?
La Montée jeunesse 2010 s’est déroulée avec succès le weekend dernier à Ottawa. Malgré mes contraintes personnelles d’agenda, j’ai pu me rendre sur place pour participer à la deuxième moitié de l’événement : j’en reviens revigoré!
Cette quatrième édition, une première à l’extérieure du diocèse de Québec, rassemblait des jeunes de partout au pays sous le thème « envoyé/sent ».
Plusieurs moments ont marqué mes souvenirs, comme l’enseignement de l’excellent Mgr Durocher du diocèse de Cornwall, toujours à propos et «sur la coche» comme on dit! Le spectacle de Matt Maher (et ses interventions entre les chansons) était dans la même lignée.
Mais je retiens surtout qu’au travers de cette fin de semaine, il y avait des activités pour tous les goûts, pour tous les publics et donc pour tous les styles de foi. Et que se soit avec une foi volubile et dansante, une foi calme et pausée, une foi profonde ou une foi en questionnement, tous se sont rassemblés autour du Christ et de l’Évangile. Tous ont eu l’occasion de réfléchir à la contribution propre qu’ils peuvent apporter à cette Église large et diversifiée. Ça, c’est grand, et c’est ce qui me fait dire que c’est une réussite.
La prochaine Montée Jeunesse se déroulera en 2012 dans le diocèse de Montréal. (L’an prochain, on laisse toute la place au rendez-vous de la JMJ de Madrid…)
En espérant que les prochaines délégations du diocèse de Québec seront aussi nombreuses et enjouées que celle de cette année!
On n’arrête pas le progrès au centre Agapê! Eh oui, le centre de formation chrétienne lance un nouveau programme Arts et communication qui sera déployé dès l’automne prochain. La période d’inscription est d’ailleurs en cours et l’information est disponible sur leur tout nouveau site web!
http://www.centreagape.org/
Voilà une nouvelle réjouissante dans le contexte actuel difficile où des scandales réguliers happent l’Église. Malgré tout, des gens d’actions mettent le cap sur l’Évangile, proposent des solutions innovatrices et ouvrent des nouveaux chemins. Bravo et merci au centre Agapê!
Depuis au moins deux ans, le Trident offre à ses spectateurs des pièces qui touchent de près ou de loin le phénomène religieux. L’an dernier nous avions Marie de l’Incarnation si je ne me trompe pas et cette année, nous retrouvons la pièce “Charbonneau et le Chef”. Voilà une bonne occasion de se divertir et de voir l’implication sociale de l’Église envers les plus petits. Je n’ai pas lu la pièce et je vais la voir ce soir. Nous aurons donc l’opportunité d’en reparler ensemble ! Si certains l’ont vu ou lu, échangeons ! Nous avons un lieu idéal pour cela !
À bientôt !
Céline
http://www.letrident.com/index.php/saison/charbonneau-et-le-chef
Que pensez-vous de l’abbé qui s’est muni d’une étole aux couleurs du Canadien de Montréal?
http://www.cyberpresse.ca/le-nouvelliste/actualites/201004/28/01-4274903-que-le-canadien-soit-avec-vous.php
Je trouve ça très amusant et surtout un bon moyen pour créer un pont entre religion et vie quotidienne, comme il en est fait mention dans l’article… En autant que son étole ne soit pas aux couleurs des méchants Pingouins de Pittsburgh!
C’est le jour de la terre le 22 avril. http://www.jourdelaterre.org/
Ça me fait penser à une histoire…
Le malheur s’était abattu sur un bon gars croyant, un bon samaritain. Ce dernier allait se noyer en plein milieu de l’océan alors que le bateau sur lequel il naviguait venait de couler.
Passa alors la chaloupe de sauvetage et les survivants lui crièrent : Allez, monte avec nous!
Mais le bon gars répondit : Ne vous inquiétez pas pour moi, j’ai mené une bonne vie et Dieu viendra me sauver!
Et il se mit à prier.
Passa alors un bateau de garde-côte : Eh! Embarque, nous allons te sauver!
Mais le bon gars répondit : Ne vous inquiétez pas pour moi, j’ai mené une bonne vie et Dieu viendra me sauver!
Et il se remit à prier.
Enfin, arriva un hélicoptère : Accroche-toi à la corde!
Mais le bon gars répondit encore : Non, non, ne vous inquiétez pas pour moi, j’ai mené une bonne vie et Dieu viendra me sauver!
Et il se noya finalement…
Arrivé aux portes du paradis, le bon gars se plaignit que ses prières n’avaient pas été exaucées!
St-Pierre lui répondit alors sèchement : Franchement, je t’ai envoyé un radeau, un bateau et un hélico! Que pouvais-je faire de plus?!?
Tadoum-Tschh!
…
Et vous, que ferez-vous en ce jour de la Terre pour que Dieu puisse nous aider avec notre planète?
Hier, Benoît XVI célébrait le cinquième anniversaire de son pontificat. J’ai signé avec de nombreux autres jeunes cette lettre ouverte qui a été envoyée à la presse canadienne. Évidemment, elle n’a pas encore été publiée et elle ne le sera probablement jamais. C’est pourquoi je profite de cette tribune pour vous la partager…
Saint Père,
Nous sommes des étudiants de divers Cégeps et universités du Québec. Nous tenons à exprimer toute la gratitude que nous ressentons envers vous et l’Église à l’occasion de votre cinquième anniversaire de pontificat.
Vous êtes pour nous un exemple éloquent de service et de rigueur intellectuelle dans la recherche de la vérité, ainsi que de courage et de constance dans la défense de la vie et de la dignité humaine. Vous nous transmettez ainsi le désir de témoigner chaque jour davantage tout particulièrement dans le domaine, si sensible socialement, de la vie humaine depuis sa conception jusqu’à sa fin naturelle. Nous sommes heureux de bénéficier d’un guide sûr qui nous aide à agir à notre tour.
Nous apprécions tellement les rendez-vous que vous nous donnez lors des Journées Mondiales de la Jeunesse. Vos paroles d’encouragement donnent un sens positif à notre vie et à notre engagement dans la société. Vous nous faites confiance en nous invitant à suivre le Christ sans nous laisser intimider par les fausses apparences des opinions dominantes. Comme vous le dites si bien, l’Église d’aujourd’hui est jeune et vivante, et vous pouvez compter sur nous!
En cette période d’acharnement médiatique où certaines personnes utilisent des événements douloureux pour l’Église dans le but de semer le doute et la méfiance, nous tenons à vous témoigner toute notre admiration pour la manière dont vous gérez cette crise, notamment par votre lettre à l’Église d’Irlande. Nous avons de l’affection et de la gratitude envers de nombreux aumôniers d’université, curés de paroisses et directeurs spirituels que nous connaissons personnellement, et non à travers les journaux, pour leur disponibilité efficace, sacrifiée et ouverte à tous.
Nous sommes avec vous de tout cœur par notre prière et notre travail. Nous vous demandons votre bénédiction pour nos études, nos familles et l’effort que chacun de nous met à devenir meilleur chrétien dans nos milieux respectifs.
Merci et joyeux anniversaire pour vos cinq premières années à la tête de l’Église universelle !
Le 27 mars dernier, avait lieu à l’Université Laval, la Journée Mondiale de la Jeunesse dans notre diocèse. Environ 300 jeunes de 18 à 35 ans ont répondu à l’appel du pape et de notre Cardinal à venir approfondir, proclamer et célébrer notre foi catholique. Je vous propose mon petit bilan personnel de l’événement et je vous invite à partager le vôtre dans la section commentaire.
En premier lieu, la présence à l’Université Laval était surement le signe d’un «virage» pour la jeunesse catholique de Québec. Les jeunes sont évangélisateurs et intellectuels, ils n’ont pas peur d’afficher leur foi. Le temps des catacombes est révolu, le faux respect humain a laissé place à la joie et à la charité du missionnaire qui annonce la vérité. La présence de tous nos évêques à l’événement marque l’importance accrue qu’accordent nos pasteurs à la jeunesse, semence de l’Église de demain. J’ai particulièrement aimé la période de questions (trop courte) au cardinal, le temps d’adoration, la possibilité de se confesser, la solennité de la procession des rameaux et de la messe. Enfin, on a compris que les jeunes aiment prier et veulent se confesser. On a souvent pensé qu’il ne faut pas trop prier… de peur de perdre certaines personnes. Mais nous sommes-nous déjà demandé si nous n’en avions pas perdu beaucoup en omettant ce qui est le cœur de notre relation personnelle avec Dieu ? Mon souhait pour l’an prochain est d’oser encore davantage en ce sens.
Mes critiques portent plus sur la deuxième partie de l’après-midi. L’idée d’être dans un espace public pour témoigner n’était pas mauvaise, mais encore faut-il témoigner de quelque chose. Pour le dire sans détour, je ne veux pas sacrifier une journée pour venir écouter de petits sketchs et regarder des vidéos. Les jeunes du diocèse sont des jeunes adultes. Plusieurs d’entre nous sommes étudiants, certains écrivent leur mémoire de maîtrise ou leur doctorat, d’autres sont des professionnels ou ont déjà des enfants. Il faut se sortir de la tête qu’un «jeune» est un adolescent qui aime chanter des petites chansons et qui cherche à se faire de nouveaux amis. Quelle belle occasion manquée de donner un enseignement substantiel de niveau universitaire en matière de foi ou de moral. Pourquoi ne pas avoir pris une heure pour faire le point sur la «crise médiatique» et ainsi renvoyer 300 jeunes missionnaires bien outillés pour défendre la vérité ? Nous rassembler pour nous donner de l’espérance n’est pas suffisant, il faut nous nourrir. La nourriture spirituelle s’améliore, mais l’absence de nourriture intellectuelle nous laisse sur notre faim. Bref, pensons «adulte» et n’oublions pas que la foi n’est pas une émotion, mais un acte de l’intelligence ! (CEC155)