Hier, Benoît XVI célébrait le cinquième anniversaire de son pontificat. J’ai signé avec de nombreux autres jeunes cette lettre ouverte qui a été envoyée à la presse canadienne. Évidemment, elle n’a pas encore été publiée et elle ne le sera probablement jamais. C’est pourquoi je profite de cette tribune pour vous la partager…
Saint Père,
Nous sommes des étudiants de divers Cégeps et universités du Québec. Nous tenons à exprimer toute la gratitude que nous ressentons envers vous et l’Église à l’occasion de votre cinquième anniversaire de pontificat.
Vous êtes pour nous un exemple éloquent de service et de rigueur intellectuelle dans la recherche de la vérité, ainsi que de courage et de constance dans la défense de la vie et de la dignité humaine. Vous nous transmettez ainsi le désir de témoigner chaque jour davantage tout particulièrement dans le domaine, si sensible socialement, de la vie humaine depuis sa conception jusqu’à sa fin naturelle. Nous sommes heureux de bénéficier d’un guide sûr qui nous aide à agir à notre tour.
Nous apprécions tellement les rendez-vous que vous nous donnez lors des Journées Mondiales de la Jeunesse. Vos paroles d’encouragement donnent un sens positif à notre vie et à notre engagement dans la société. Vous nous faites confiance en nous invitant à suivre le Christ sans nous laisser intimider par les fausses apparences des opinions dominantes. Comme vous le dites si bien, l’Église d’aujourd’hui est jeune et vivante, et vous pouvez compter sur nous!
En cette période d’acharnement médiatique où certaines personnes utilisent des événements douloureux pour l’Église dans le but de semer le doute et la méfiance, nous tenons à vous témoigner toute notre admiration pour la manière dont vous gérez cette crise, notamment par votre lettre à l’Église d’Irlande. Nous avons de l’affection et de la gratitude envers de nombreux aumôniers d’université, curés de paroisses et directeurs spirituels que nous connaissons personnellement, et non à travers les journaux, pour leur disponibilité efficace, sacrifiée et ouverte à tous.
Nous sommes avec vous de tout cœur par notre prière et notre travail. Nous vous demandons votre bénédiction pour nos études, nos familles et l’effort que chacun de nous met à devenir meilleur chrétien dans nos milieux respectifs.
Merci et joyeux anniversaire pour vos cinq premières années à la tête de l’Église universelle !
Le 27 mars dernier, avait lieu à l’Université Laval, la Journée Mondiale de la Jeunesse dans notre diocèse. Environ 300 jeunes de 18 à 35 ans ont répondu à l’appel du pape et de notre Cardinal à venir approfondir, proclamer et célébrer notre foi catholique. Je vous propose mon petit bilan personnel de l’événement et je vous invite à partager le vôtre dans la section commentaire.
En premier lieu, la présence à l’Université Laval était surement le signe d’un «virage» pour la jeunesse catholique de Québec. Les jeunes sont évangélisateurs et intellectuels, ils n’ont pas peur d’afficher leur foi. Le temps des catacombes est révolu, le faux respect humain a laissé place à la joie et à la charité du missionnaire qui annonce la vérité. La présence de tous nos évêques à l’événement marque l’importance accrue qu’accordent nos pasteurs à la jeunesse, semence de l’Église de demain. J’ai particulièrement aimé la période de questions (trop courte) au cardinal, le temps d’adoration, la possibilité de se confesser, la solennité de la procession des rameaux et de la messe. Enfin, on a compris que les jeunes aiment prier et veulent se confesser. On a souvent pensé qu’il ne faut pas trop prier… de peur de perdre certaines personnes. Mais nous sommes-nous déjà demandé si nous n’en avions pas perdu beaucoup en omettant ce qui est le cœur de notre relation personnelle avec Dieu ? Mon souhait pour l’an prochain est d’oser encore davantage en ce sens.
Mes critiques portent plus sur la deuxième partie de l’après-midi. L’idée d’être dans un espace public pour témoigner n’était pas mauvaise, mais encore faut-il témoigner de quelque chose. Pour le dire sans détour, je ne veux pas sacrifier une journée pour venir écouter de petits sketchs et regarder des vidéos. Les jeunes du diocèse sont des jeunes adultes. Plusieurs d’entre nous sommes étudiants, certains écrivent leur mémoire de maîtrise ou leur doctorat, d’autres sont des professionnels ou ont déjà des enfants. Il faut se sortir de la tête qu’un «jeune» est un adolescent qui aime chanter des petites chansons et qui cherche à se faire de nouveaux amis. Quelle belle occasion manquée de donner un enseignement substantiel de niveau universitaire en matière de foi ou de moral. Pourquoi ne pas avoir pris une heure pour faire le point sur la «crise médiatique» et ainsi renvoyer 300 jeunes missionnaires bien outillés pour défendre la vérité ? Nous rassembler pour nous donner de l’espérance n’est pas suffisant, il faut nous nourrir. La nourriture spirituelle s’améliore, mais l’absence de nourriture intellectuelle nous laisse sur notre faim. Bref, pensons «adulte» et n’oublions pas que la foi n’est pas une émotion, mais un acte de l’intelligence ! (CEC155)
Je me promenais sur le blogue au fil des semaines et j’ai vu l’article de Debra sur les mass médias (auquel j’ai répondu). Je partage sa position quant aux rôles des médias (ceux de grandes diffusions et non pas certains magazines spécialisés, par exemple) : il y a un parti pris, ne nous en cachons pas et cette vision (parfois unilatérale) enclenche bien des désagréments… Restons-en au domaine religieux : bien des choses sont dites de manière franchement déformée ou dites sans source. N’en restant pas là, ça m’a beaucoup questionnée : si un domaine (le sujet religieux) a une telle désinformation à laquelle on ne peut pas vraiment se fier, il doit en être de même pour plusieurs autres sujets ! L’économie express, la santé express, la politique express, etc. Ouf ! Ça devient vraiment essoufflant de voir tant de vitesse ! Soyons vigilants, choisissons les bonnes sources et prenons le temps de s’informer correctement.
Ça m’a aussi amenée à une seconde réflexion : la participation et l’engagement des chrétiens dans le monde. Un chrétien bien informé est un chrétien qui agit avec un bon bagage de connaissances et pose des gestes réfléchis. C’est pourquoi j’accorde une grande importance à la spiritualité ignatienne (je suis loin d’être la plus informée à ce sujet, mais c’est inspirant de voir le mode de fonctionnement) : les jésuites (tout comme ceux qui s’en inspirent) usent d’une pédagogie du Voir-Juger-Agir. Un fait interpellant pour le chrétien peut nécessiter une mise en action, alors celle-ci n’est pas interprétée dans le vide, grâce à cette pédagogie. L’action qui en découlera sera mûrement réfléchie.
Prenons n’importe quel fait de l’actualité. Un chrétien souhaitant s’engager à l’égard de sa communauté peut prendre ce fait, voir ce qu’il en est, l’analyser, en sortir les conséquences positives et négatives, poser une réflexion avec la Bible puis à la lumière de cette réflexion, choisir de poser un geste concret (aussi minime soit-il) pour tenter peut-être de changer/ aider /modifier les choses. Bien sûr, il existe d’autres manières de faire. Mon but est de faire réfléchir sur l’implication des chrétiens dans notre société actuelle où les temps sont durs. Plus que jamais nous avons besoin d’espérance et de la lumière de Jésus-Christ, mais sans l’implication de tous, cette lumière nous éclairerait-elle ? Actions, prières et Trinité, c’est pas mal une recette gagnante !
Avec les fêtes pascales, je nous souhaite non pas de trouver unilatéralement cette lumière, mais d’être avec elle; soyons « lumière du monde » !
À bientôt,
Céline
Vous en avez marre de voir l’Église démolie dans les médias sans savoir quelle idée vous faire ou quoi répondre à vos connaissances qui vous interrogent ? À voir absolument, la plus récente émission Perspectives de la télévision Sel et lumière !
http://www.seletlumieretv.org/perspectives/
Le perspicace animateur Sébastien Lacroix reçoit le non moins éloquent évêque d’Alexandria-Cornwall, Mgr Paul-André Duroche, pour une discussion toute franche sur le récent scandale des abus sexuels, dans une perspective de passage de la mort à la résurrection. Très éclairant ! D’accord, je suis une admiratrice sans bornes de Mgr Durocher (et tiens, de l’animateur aussi !)... mais objectivement, ce dialogue ouvert qui aborde les vraies questions est un souffle frais dans le paysage médiatique actuel.
Une petite demie-heure bien investie. (Et si vous êtes pressés, commencez à la minute 12:00 pour entrer dans le vif du sujet).
Bon visionnement !
2 avril: une chanson pour le vendredi saint
Un de mes artistes préférés, Yann Perreau, a lancé cette année une chanson qui me rejoint particulièrement en ce vendredi saint.
Elle s’intitule L’amour se meurt et le refrain va comme suit : « C’est la fin de l’amour, crucifié de beautés perdues.. »
Yann Perreau ne fait pas de la musique religieuse; mais c’est comme si le refrain de cette chanson mettait en lumière le sens de la passion du Christ, dans un contexte de musique pop. En tout cas, ça surprend et ça permet de s’inspirer en dehors du répertoire habituel.
Avez-vous d’autres exemples?
3 avril: Une chanson pour le samedi saint (AJOUT)
J’ai aussi une chanson pour le samedi saint. Elle a été composée par le duo électro-rock Beast (de Montréal) et s’intitule Satan. Il s’agit d’une chanson aux sonorités électroniques qui ramène des couleurs de la musique Gospel et Hip hop. Voici ma traduction libre du refrain : « Satan, ton royaume doit s’écrouler! Nous allons prier fort jusqu’à ce que ton royaume s’écroule ». Je trouve que ça s’applique particulièrement bien à cette journée du samedi saint où Jésus « est descendu aux enfers ».
http://www.myspace.com/yannperreau
http://www.myspace.com/beastsound
Sans vouloir faire de mauvais jeux de mots, l’être humain a voulu littéralement “chasser” la nature, mais celle-ci “revient”-elle ? Notre environnement subit présentement la mauvaise gestion que l’être humain fait de la nature. Mais il est encore temps de mettre la main à la pâte ! Tout n’est pas perdu.
Ça peut sembler clicher de parler d’écologie, car ce sujet est « à la mode ». Peut-être, mais cela n’empêche pas d’aller de l’avant et poser des gestes concrets pour changer le monde. Combien de fois entendons-nous des gens mettre le blâme sur autrui (gouvernement ou autre) plutôt que de prendre sa part de responsabilité ?
Je vous propose quelque chose : vous souhaitez aller de l’avant en posant un geste, mais vous ne savez pas par où commencer (la tâche paraît trop immense) ? Prenez un lieu que vous fréquentez et qui vous tient à cœur (votre école, votre église, votre foyer, etc.). Prenez ensuite un local/un endroit/une pièce dans ce lieu. Et voyez maintenant qu’est-ce qui s’offre à vous comme situation « anti-environnemental » : une classe sans recyclage, une cafétéria sans compost, un foyer sans collecte de recyclage/compost, un presbytère sans recyclage, une cuisine avec de la vaisselle non réutilisable, des lampes sans ampoule fluo-compacte, etc.
Ce blogue est un lieu d’échange. Je vous invite à mettre ici, sur le blogue à la suite de ce message, vos petits trucs pour réduire votre empreinte écologique, que ce soit à l’école, à l’église ou ailleurs.
Mon premier mouvement sera de vous diriger vers le site http://www.greenchurchproject.org/vert/ (site en français et en anglais). “Église verte” est un projet œcuménique pour le développement durable de nos églises. Diverses initiatives y sont suggérées. Ça, c’est pour le volet églises.
Maintenant, comment réduire nos hauts taux d’émission de gaz à effet de serre ? J’attends vos suggestions !
Pâques approche, le procès s’amorce !
On accuse l’Église catholique de ne pas avoir l’intention d’expulser les prêtres pédophiles de ses rangs. Mais comment l’Église pourrait-elle avoir l’intention de faire l’impossible. Le sacrement de l’ordre est indélébile. Un prêtre est prêtre pour l’éternité, qu’il soit l’homme le plus saint ou le plus pécheur du monde ! Être prêtre n’est pas un «travail» duquel on peut être mis à pied. L’Église catholique n’est pas un «employeur» qui «vend» des sacrements et qui «lobby» pour la vérité. Une telle vision des choses révèle une profonde ignorance en matière de religion. Pouvons-nous demander à un père de famille pédophile de ne plus être père ? Accusons-nous les parents d’un pédophile de ne pas lui retirer son nom de famille ? Il y a des prêtres pêcheurs comme il y a de très nombreux baptisés pêcheurs. Le péché n’efface pas plus le baptême que l’ordre, mais il invite certainement au sacrement du pardon.
Mais les accusations vont plus loin, trop loin. On s’attaque sans preuve à la réputation du Saint-Père, voyant trop bien que c’est la sainteté de la tête qui rejaillit sur tous ses membres. Le 26 mars dernier, le New York Times, repris sans vérification par tous les journaux québécois, n’a fait que répéter et spéculer sur une vielle information déjà démentie et expliquée par le Saint-Siège. «S’il n’y a pas de mauvaise nouvelle à la veille de Pâques, il suffit d’en inventer une !» Il faut aller aux sources et ne pas se laisser berner par des médias plus férus de scandale que de vérité. «De toute façon… qu’est-ce que la vérité ?» Ainsi, le Bureau de presse du Saint-Siège dément de nouveau les mêmes vielles accusations : « L’article du New York Times ne contient aucune information nouvelle, outre celles déjà communiquées par l’archidiocèse sur les informations portées à la connaissance de l’ancien archevêque concernant la situation du prêtre H. L’archidiocèse confirme donc sa position selon laquelle l’ancien archevêque n’a pas eu connaissance de la décision de réinsérer le prêtre H. dans une activité pastorale paroissiale. Il réfute toute autre version comme étant de pure spéculation. Le vicaire général de l’époque, Mgr Gerhard Gruber, a assumé la pleine responsabilité de sa décision personnelle et erronée de réinsérer H. dans la pastorale paroissiale. »
Accuser sans preuve est un crime. Accuser pour vendre des journaux et salir une réputation est un crime abject ! Il est de notre devoir de défendre le Saint-Père contre ces mensonges. Comme l’affirme notre cardinal : « Le Saint-Père a toujours témoigné du même esprit de tolérance zéro à ce sujet, et ce, lors de chacune de ses responsabilités menant à son pontificat. Prétendre le contraire, c’est se tromper profondément sur cet homme de compassion et de justice.” Le Saint-Père a toujours témoigné du même esprit de tolérance zéro à ce sujet, et ce, lors de chacune de ses responsabilités menant à son pontificat. Prétendre le contraire, c’est se tromper profondément sur cet homme de compassion et de justice. »
C’est décidé : je ne regarde plus les bulletins d’informations. Autant dire “bulletin de désinformations”... ou du moins d’informations partielles. Dites moi, QUI a décidé que les “nouvelles”, c’est tout ce qui se passe de négatif sur la planète ? Le téléjournal de 18h, peu importe le poste, est une succession de faits divers ayant pour sujet meurtres, vols, fraudes, coups d’état et catastrophes naturelles. Et de temps à autre, comme pour contrebalancer le tout et nous prouver que quand même il y a de l’espoir dans le monde, une histoire touchante d’un enfant malade miraculé.
Et si c’était le contraire ? Si nos journaux, radios, télévisions et ordinateurs nous bombardaient plutôt de récits de succès, de réussites démocratiques, de morts évitées, de vies éclatantes ? Je reste persuadée que les bonnes nouvelles restent majoritaires. Pourtant on s’évertue à nous vendre du tape-à-l’œil violent et destructeur. “C’est ce que les gens veulent entendre”, nous dit-on. C’est ce qui attire les cotes d’écoute. N’avons-nous pas tous un petit côté voyeur qui se plait dans la misère des autres, par fausse empathie ou par curiosité ?
Mais nous sommes beaucoup plus grands que ça ! Beaucoup plus bons ! Ce qu’une certaine part de la société et de la culture nous sert, ce n’est pas nécessairement ce que nous désirons ou ce dont nous avons besoin comme être humains pour nous épanouir.
À quand une vraie source de “nouvelles” ? Pour annoncer les joies et bonheurs de ce monde. Et oui, pour dénoncer aussi les injustices, mais toujours dans le but de construire. Tiens, je vais lancer un tel journal. Je l’appellerai “Bonne Nouvelle”.
Il était question ces derniers jours que les fêtes de Noël, de Pâques et d’autres à la référence chrétienne soient retirées du calendrier scolaire.
Les raisons officielles semblaient floues, mais mon interprétation est que cette mesure visait à préserver la laïcité des écoles.
Avant que le débat ne prenne davantage d’ampleur, le gouvernement fait maintenant volte-face et ces fêtes resteront au calendrier.
http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/education/201003/24/01-4263918-paques-et-noel-ne-disparaitront-pas-du-calendrier-scolaire.php
Ça m’apparait clair : on a finalement statué qu’il ne s’agit pas de fêtes religieuses, mais bel et bien de fêtes commerciales!
Dieu merci…
C’est parce que la famille est première responsable de l’éducation des enfants que l’Église s’oppose à baptiser de jeunes enfants contre la volonté de leurs parents. Or, l’État ne semble-t-il pas vouloir aujourd’hui baptiser à sa façon tous nos enfants sans notre consentement?
La question se pose alors que la Cour d’appel du Québec vient de refuser d’entendre les parents qui dénoncent le caractère obligatoire du nouveau cours «Éthique et culture religieuse» dans nos écoles publiques.
Déjà en 1962, l’éminent professeur de philosophie Charles De Koninck n’avait pas peur d’affirmer ce qu’il entrevoyait alors presque prophétiquement comme un dangereux dérapage démocratique : « J’ai bel et bien qualifié de tyrannique un régime qui n’admettrait et n’appuierait que des écoles non confessionnelles. Car justement ce régime dénierait la priorité du droit des parents – croyants, cette fois-ci – en matière d’éducation. Si, par ailleurs, nous voulions imposer les croyances de la majorité à tous les membres de la cité, nous serions coupables du même despotisme. Voilà ce qu’entraîne inéluctablement la liberté religieuse. »
C’est au nom de la liberté de conscience que l’État n’impose plus aux enfants des parents québécois de suivre un cours d’enseignement catholique. Le même principe ne devrait-il pas s’appliquer quand il est question de leur imposer aujourd’hui un cours qui présente une vision égalisatrice et relativiste de toutes les religions ? À moins que l’État prenne les enfants des québécois pour ses propres enfants…
Espérons que nous saurons être cohérents et ne pas suivre l’adage des régimes totalitaires : « Quand nous sommes en minorité, nous réclamons pour nous la liberté au nom de vos principes; quand nous sommes en majorité, nous vous la refusons au nom des nôtres. » Si hier les parents québécois ont obtenu une éducation non confessionnelle pour leurs enfants, c’est en vertu du même principe que nos enfants doivent aujourd’hui avoir le droit de ne pas recevoir une éducation qui va à l’encontre de la conscience de leurs parents. Loin d’être une menace, la liberté des parents à demeurer les premiers responsables de l’éducation de leurs enfants est une richesse à protéger pour le plus grand bien de tous.