La campagne électorale fédérale est en cours et c’est l’occasion de se reposer les questions pour déterminer pour qui l’on vote.
Certes, de gouvernements minoritaires en gouvernements minoritaires, il me semble qu’on a voté il y a pas si longtemps… votre position a-t-elle changé? Pour ma part, j’accepte de rejouer le jeu et de me rebâtir une idée nouvelle au fil de cette campagne!
Si on considère les valeurs chrétiennes dans le discernement, il me semble qu’on a un beau dilemme :
D’une part, un parti présente des valeurs plus conservatrices qu’on dit proche de certaines positions officielles de l’Église. D’autre part, plusieurs partis se partagent l’idéologie de gauche, disons plus axés sur les enjeux de justice sociale et d’environnement.
En ce qui me concerne, je préfère « rendre à César ce qui appartient à César » et voter en dissociant religieux et politique. De toute façon, je suis souvent mal à l’aise lorsque des politiciens utilisent Dieu, par exemple, pour justifier des guerres…
Je vais tout de même jeter un œil sur ce que les évêques catholiques du Canada en pensent :
http://www.cccb.ca/site/frc/salle-de-presse/3098-guide-des-elections-federales-de-2011
Qu’est-ce qui vous guide dans vos choix électoraux? L’espace est à vous!
A chaque fois que je sors du cinéma - ou que j’éteins mon lecteur DVD - après un “bon” film, je me demande si ces quelques heures passées devant l’écran furent réellement bien investies. Mon temps libre se fait si rare que je veux le consacrer à ce qui en vaut la peine. Il ne s’agit pas seulement de qualité cinématographique ou de valeur en matière de divertissement
Le jeudi 24 mars dernier était le 31ème anniversaire de la mort de Mgr Oscar Arnulfo Romero Galdamez (1917-1980), archevêque salvadorien assassiné en 1980 dans la chapelle d’un hôpital pour cancéreux.
On peut diviser son épiscopat en deux grands moments. En premier lieu, il fut un évêque conservateur, qui ne questionnait pas les causes de la misère du peuple. La mort de son ami, le jésuite Rutilio Grande, et le contact personnel avec la souffrance des pauvres firent tomber les écailles de ses yeux. À partir de ce moment, il vivra une véritable conversion qui l’emmènera à s’investir totalement dans la vie et la lutte du peuple. Le peuple salvadorien était alors en proie à une sévère oppression politique et économique.
Dans le contexte d’un pays tourmenté par les affrontements entre une droite révolutionnaire armée, une oligarchie oppressante et le peuple, motivé par l’amour sans partage de tous ses compatriotes, Romero éleva sa voix pour proclamer l’Évangile. Il convient de retenir qu’il se prononçait toujours impartialement, dénonçant les injustices peu importe d’où elles venaient.
Son engagement prophétique dérangeait plus d’un… et tout particulièrement, le gouvernement et la classe aisée du Salvador. C’est ce qui conduit à son assassinat le 24 mars 1980. Alors qu’il célébrait une eucharistie, des mercenaires pénétrèrent dans le temple et firent feu sur lui, le touchant en plein cœur; il mourut sur place.
Lorsqu’on regarde l’histoire de Mgr Roméro, on voit que Dieu rejoint des hommes, aujourd’hui encore, à l’instar de Paul sur le chemin de Damas, et fait d’eux des témoins privilégiés de sa parole de vie.
http://bib.cervantesvirtual.com/bib_autor/romero/
Vendredi soir dernier, j’ai eu l’occasion d’assister à la cérémonie d’inauguration du ministère de Monseigneur Gérald Cyprien Lacroix comme Archevêque de Québec. Ce fut une soirée à la hauteur des espérances.
J’appréhendais un protocole lourd, notamment à cause de la présence de dizaines d’évêques, prêtres et autres dignitaires. Du protocole, il y en a eu, mais rien de trop formel. La cérémonie m’a semblé simple, authentique et axée sur l’humain. Félicitations aux organisateurs et artisans de la liturgie pour ce bon dosage.
Mgr Lacroix est en somme un excellent orateur. Le texte de son homélie est disponible ici :
http://test.ecdq.org/non-classe/homelie-du-25-mars-de-notre-nouvel-archeveque-mgr-gerald-cyprien-lacroix/
À ce jour, je retiens surtout de lui son désir de faire équipe (« faire route avec vous et pour vous »), sa préoccupation pour la jeunesse et sa priorité à la nouvelle évangélisation.
Le geste qui m’a le plus marqué dans cette soirée s’est en fait déroulé après la cérémonie et est donc sûrement passé inaperçu pour plusieurs qui quittaient déjà.
Une fois les journalistes et les caméras partis, Mgr Lacroix et le Cardinal Ouellet ont faussé compagnie à leur famille et invités d’honneur… pour se diriger directement à la rencontre des jeunes handicapés de la famille de Louise Brissette, présents en grand nombre sur le parterre. Il fallait voir l’enthousiasme débordant de ces jeunes pour bien comprendre l’importance et la sincérité de cette attention.
Bravo! Ce mandat pour les 22 prochaines années est entamé avec force!
Le Parvis des Gentils, c’est ainsi que se nomme la nouvelle initiative en France pour favoriser un dialogue entre croyants et non croyants.
http://www.parvisdesgentils.fr/presentation.html
La prochaine étape de ce projet risque d’être très intéressante : deux jours de rencontre et de dialogue, les 24 et 25 mars prochains, avec des grandes personnalités. Le thème « Lumières, religions, raison commune » permettra assurément des échanges larges et variés.
Bonne nouvelle pour nous qui sommes au Québec, l’événement sera diffusé en direct sur le web : http://www.ktotv.com/
Le Parvis des Gentils arrive en réponse à l’invitation du pape Benoît XVI pour accentuer les échanges et dialogues entre les croyants et les non-croyants.
Est-ce qu’une formule du genre aurait du mordant au Québec?
Le Carême est une période de réflexion profonde sur les mystères de la foi et sur la relation personnelle du chrétien avec Dieu. Il s’agit, en somme, de prendre du temps pour se voir dans le miroir de Dieu!
Cet arrêt, et le retour vers Dieu qu’il comporte, fait découvrir des vérités fondamentales qui suscitent le désir de modifier certains comportements dans notre vie, afin de nous rapprocher de Dieu un peu plus.
Une des caractéristiques de l’être humain est la capacité de se distancier de son agir afin de l’évaluer. Une autre est sa capacité de réajuster le tir… À un moment ou un autre, chacun fait usage de ces capacités. Ce sont des éléments vitaux.
D’aussi loin que nous puissions nous regarder, nous nous voyons en constant devenir. L’être humain est un projet d’être; il se réalise au fur et à mesure. Il se construit, il se met en route constamment, vers l’accomplissement de la semence de vie qu’il porte.
Cette semence de vie en l’être humain n’est pas que spirituelle. L’environnement est essentiel à notre croissance, à la survie de notre espèce. En fait, c’est une responsabilité envers le créateur que de prendre soin de sa création. Notre rapport à la création est donc une question incontournable pour le temps de Carême. La relation à Dieu et au prochain y est menacée; la question est urgente.
Penser le Carême aujourd’hui, c’est voir comment nous réalisons notre projet d’être avec Dieu; c’est nous retourner vers notre alliance avec Dieu qui nous a donné cette terre. Si nous sommes au milieu d’un désert, sans trop savoir où nous allons, si nous cherchons des repères, nous devons nous arrêter. Il nous faut penser où nous voulons aller puis voir quel chemin nous devons prendre. C’est aussi cela penser le Carême aujourd’hui.

Je reviens du cinéma où j’ai été voir le film « Des hommes et des dieux ».
Un très bon film, qui soulève plusieurs points de réflexion, notamment sur l’apport que peut avoir la religion dans nos sociétés.
On y raconte le vécu d’un groupe de moines chrétiens en danger en Algérie lors des crises de violence dans les années 90. Des thèmes durs comme le terrorisme, la haine, la peur y sont abordés conjointement avec l’amour, le pardon, le service, le don de soi, l’espérance.
Pour ma part, j’ai été touché surtout par l’importance qu’on accorde à décrire le quotidien des moines, leur présence parmi les villageois et la justesse avec laquelle on y montre des moments de prière, de méditation, de foi.
En fait, pour une fois, la religion chrétienne est présentée en profondeur et avec respect dans un film grand public, ce qui est bouleversant en soi.
Bref, c’est une soirée de cinéma bien investie!
(Un billet concernant ce film a également été publié par Céline en octobre dernier : http://www.eglisecatholiquedequebec.org/jeunesse/site/blogue_billet/un_film_a_voir/)
C’est le refrain d’une excellente chanson de Luc Gingras, “La toune à Baptiste”, qui jette un regard ironique sur la “Fête nationale” des Québécois. Eh bien enfin, les principaux acteurs remettent en question cette célébration du 24 juin qui prend plutôt des allures de beuverie nationale. On envisage peut-être un changement de site, ou le renforcement des mesures de sécurité. Rien de précis encore mais il s’agit de réduire la violence et les incidents, ainsi que de redorer le blason de l’événement.
“Enfin!” dis-je. Depuis mon arrivée à Québec, je suis scandalisée à chaque année de voir la tournure de la fête. Et ayant habité en haute-ville à quelques pas du centre de l’activité, je suis bien placée pour commenter. Où ailleurs au pays, et à quel autre moment de l’année, peut-on se promener sans soucis avec sa caisse de 24 ouverte et en processus de consommation en pleine rue ?!? Plus l’heure avance, plus le ton monte et les bousculades se multiplient. Le spectacle du lendemain matin, canettes vides et bouteilles cassées tapissant les Plaines, est encore plus désolant.
C’est ça, la fierté d’être Québécois ??? Très peu pour moi, merci ! Vivement, un changement.
Voir : La St-Jean-Baptiste sur les Plaines menacée
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/societe/201102/22/01-4373002-la-st-jean-baptiste-sur-les-plaines-menacee.php
Écouter : Luc Gingras
http://www.myspace.com/lucgingras
La nouvelle a fait boule de neige rapidement : c’est Mgr Gérald Cyprien Lacroix qui devient le nouvel Archevêque de Québec.
Quelles sont vos réactions, vos attentes?
Pour ma part, je trouve que c’est une excellente nouvelle.
D’une part, la nomination de Mgr Lacroix permettra d’assurer une certaine « continuité dans le changement » puisqu’il sera en mesure de poursuivre la transition qu’il a lui-même entamée à titre d’administrateur diocésain depuis le départ du Cardinal Ouellet.
D’autre part, j’apprécie le ton pastoral qu’il semble privilégier dans chacune de ses interventions. Par exemple, dans le reportage que j’ai vu, il affirme vouloir se mettre, non pas en avant ou en arrière des gens, mais en marche à leur côté. Je me réjouis de cette attitude inspirée de l’Évangile des disciples d’Emmaüs.
Mgr Lacroix m’apparait comme un bon rassembleur et un excellent motivateur, son enthousiasme et sa jeunesse seront contagieux.
Je crois que c’est ce dont on a le plus besoin de la part d’un leader de l’Église au Québec : un mélange bien dosé de joie, de compassion et de foi!
L’an passé, j’avais écrit un petit billet après-coup. Cette année, je me prends d’avance pour annoncer l’événement, maintenant devenu une tradition : le Chant-ô-thon du centre Agapê!
Encore une fois, le centre Agapê s’associe avec Mission urbaine et le Tisonnier de Québec pour cette activité de financement hors de l’ordinaire.
Je trouve remarquable qu’à une époque où il est si facile de faire « chacun pour soi », des gens décident de faire équipe et de mettre en commun la partie si cruciale qu’est le financement. Bravo!
Le tout aura lieu ce dimanche après-midi au centre le Trait Carré sur le boulevard Louis XIV.
J’y serai!
Y serez-vous?
(Info : http://www.centreagape.org)