Pâques approche, le procès s’amorce !
On accuse l’Église catholique de ne pas avoir l’intention d’expulser les prêtres pédophiles de ses rangs. Mais comment l’Église pourrait-elle avoir l’intention de faire l’impossible. Le sacrement de l’ordre est indélébile. Un prêtre est prêtre pour l’éternité, qu’il soit l’homme le plus saint ou le plus pécheur du monde ! Être prêtre n’est pas un «travail» duquel on peut être mis à pied. L’Église catholique n’est pas un «employeur» qui «vend» des sacrements et qui «lobby» pour la vérité. Une telle vision des choses révèle une profonde ignorance en matière de religion. Pouvons-nous demander à un père de famille pédophile de ne plus être père ? Accusons-nous les parents d’un pédophile de ne pas lui retirer son nom de famille ? Il y a des prêtres pêcheurs comme il y a de très nombreux baptisés pêcheurs. Le péché n’efface pas plus le baptême que l’ordre, mais il invite certainement au sacrement du pardon.
Mais les accusations vont plus loin, trop loin. On s’attaque sans preuve à la réputation du Saint-Père, voyant trop bien que c’est la sainteté de la tête qui rejaillit sur tous ses membres. Le 26 mars dernier, le New York Times, repris sans vérification par tous les journaux québécois, n’a fait que répéter et spéculer sur une vielle information déjà démentie et expliquée par le Saint-Siège. «S’il n’y a pas de mauvaise nouvelle à la veille de Pâques, il suffit d’en inventer une !» Il faut aller aux sources et ne pas se laisser berner par des médias plus férus de scandale que de vérité. «De toute façon… qu’est-ce que la vérité ?» Ainsi, le Bureau de presse du Saint-Siège dément de nouveau les mêmes vielles accusations : « L’article du New York Times ne contient aucune information nouvelle, outre celles déjà communiquées par l’archidiocèse sur les informations portées à la connaissance de l’ancien archevêque concernant la situation du prêtre H. L’archidiocèse confirme donc sa position selon laquelle l’ancien archevêque n’a pas eu connaissance de la décision de réinsérer le prêtre H. dans une activité pastorale paroissiale. Il réfute toute autre version comme étant de pure spéculation. Le vicaire général de l’époque, Mgr Gerhard Gruber, a assumé la pleine responsabilité de sa décision personnelle et erronée de réinsérer H. dans la pastorale paroissiale. »
Accuser sans preuve est un crime. Accuser pour vendre des journaux et salir une réputation est un crime abject ! Il est de notre devoir de défendre le Saint-Père contre ces mensonges. Comme l’affirme notre cardinal : « Le Saint-Père a toujours témoigné du même esprit de tolérance zéro à ce sujet, et ce, lors de chacune de ses responsabilités menant à son pontificat. Prétendre le contraire, c’est se tromper profondément sur cet homme de compassion et de justice.” Le Saint-Père a toujours témoigné du même esprit de tolérance zéro à ce sujet, et ce, lors de chacune de ses responsabilités menant à son pontificat. Prétendre le contraire, c’est se tromper profondément sur cet homme de compassion et de justice. »