« J’admire son courage » a lancé avec à propos Mgr Turcotte au sujet de notre bien-aimé cardinal Ouellette qui nous quitte. Et bien moi c’est ce qui est à l’origine de son courage que j’admire encore plus, j’admire sa charité ! Ramer à contre-courant demande de la force, une force qui risque toujours de s’épuiser si elle ne puise pas sans cesse aux sources de l’amour. Il n’y a pas de plus grand acte de charité que de donner la vérité nous enseigne le docteur des docteurs et c’est pourquoi notre cardinal a été, est et demeurera pour moi et tous les jeunes un éminent exemple de charité. Il a la charité du bon berger, la charité de celui qui est prêt à affronter les loups pour nous. Avec un véritable pasteur comme lui, les jeunes avançaient avec une vive espérance, sûre de pouvoir défendre le Christ et son Église dans un monde hostile à la vérité, dans un monde où le fidèle est un infidèle au prétendu consensus social. Je me souviens de lui comme d’une parole qui crient dans le désert du relativisme, d’une parole qui tranche comme celle de Jésus. Oui, comme celle de Jésus ! Une parole qui ne reste pas indifférente devant une nation qui s’est détourné de son Père, une parole qui aime trop pour rester muette devant un peuple qui marche à sa perte, une parole qui guide et qui rassure ceux qui veulent prendre leur croix et suivre Jésus jusqu’au bout. C’est de pasteurs comme lui que le Québec et le Canada ont désespérément besoin, que les jeunes attendent avec soif… et la soif des jeunes est grande ! Je remercie Dieu de nous avoir donné un tel apôtre et je le remercie aussi de venir le rechercher pour mieux le redonner à l’Église tout entière.