JMJ diocésaine… le temps des bilans.

  • Par Simon Lessard
  • 12 Avril 2010

Le 27 mars dernier, avait lieu à l’Université Laval, la Journée Mondiale de la Jeunesse dans notre diocèse. Environ 300 jeunes de 18 à 35 ans ont répondu à l’appel du pape et de notre Cardinal à venir approfondir, proclamer et célébrer notre foi catholique. Je vous propose mon petit bilan personnel de l’événement et je vous invite à partager le vôtre dans la section commentaire.

En premier lieu, la présence à l’Université Laval était surement le signe d’un «virage» pour la jeunesse catholique de Québec. Les jeunes sont évangélisateurs et intellectuels, ils n’ont pas peur d’afficher leur foi. Le temps des catacombes est révolu, le faux respect humain a laissé place à la joie et à la charité du missionnaire qui annonce la vérité. La présence de tous nos évêques à l’événement marque l’importance accrue qu’accordent nos pasteurs à la jeunesse, semence de l’Église de demain. J’ai particulièrement aimé la période de questions (trop courte) au cardinal, le temps d’adoration, la possibilité de se confesser, la solennité de la procession des rameaux et de la messe. Enfin, on a compris que les jeunes aiment prier et veulent se confesser. On a souvent pensé qu’il ne faut pas trop prier… de peur de perdre certaines personnes. Mais nous sommes-nous déjà demandé si nous n’en avions pas perdu beaucoup en omettant ce qui est le cœur de notre relation personnelle avec Dieu ? Mon souhait pour l’an prochain est d’oser encore davantage en ce sens.

Mes critiques portent plus sur la deuxième partie de l’après-midi. L’idée d’être dans un espace public pour témoigner n’était pas mauvaise, mais encore faut-il témoigner de quelque chose. Pour le dire sans détour, je ne veux pas sacrifier une journée pour venir écouter de petits sketchs et regarder des vidéos. Les jeunes du diocèse sont des jeunes adultes. Plusieurs d’entre nous sommes étudiants, certains écrivent leur mémoire de maîtrise ou leur doctorat, d’autres sont des professionnels ou ont déjà des enfants. Il faut se sortir de la tête qu’un «jeune» est un adolescent qui aime chanter des petites chansons et qui cherche à se faire de nouveaux amis. Quelle belle occasion manquée de donner un enseignement substantiel de niveau universitaire en matière de foi ou de moral. Pourquoi ne pas avoir pris une heure pour faire le point sur la «crise médiatique» et ainsi renvoyer 300 jeunes missionnaires bien outillés pour défendre la vérité ? Nous rassembler pour nous donner de l’espérance n’est pas suffisant, il faut nous nourrir. La nourriture spirituelle s’améliore, mais l’absence de nourriture intellectuelle nous laisse sur notre faim. Bref, pensons «adulte» et n’oublions pas que la foi n’est pas une émotion, mais un acte de l’intelligence ! (CEC155)


2 commentaires


Vincent Hamel  29 Avril 2010, 00 h 37

Bonjour Simon, merci pour ton commentaire sur la JMJ diocésaine, c’est le fun d’avoir l’opinion de chacun. Pour ma part, je dirais que les activités organisés pendant la journée étaient en fonction des objectifs qui veulent être atteints lors d’une journée mondiale de la jeunesse, c’est-à-dire faire prier les jeunes, fraterniser, partage et échange et aussi éventuellement une invitation à la JMJ mondiale de Madrid.

Le fait de vivre la journée dans le milieu universitaire était bien pour témoigner de notre foi, mais ça ne veut pas nécessairement dire que la journée doit être orienté en majeure partie pour des étudiants universitaires (qui ne sont pas la majorités des jeunes catholiques venant à la JMJ). Oui, il y en a qui ont plus soif de nourritures intellectuelles, quand il y en a aussi qui ont soif de chanter et d’exprimer leur joie avec les autres de cette façon. Je crois que la JMJ n’est pas la place pour discuter débat médiatique (le cardinal en a un peu discuter pendant l’échange déjà), mais que cela aurait plus avantage à être un événement à part à mon avis.

Ce fût une très belle journée vécue dans la joie du Christ ensemble, et même si on ne peut satisfaire tout le monde dans un événement comme celui-ci, je crois que notre foi commune en Jésus nous rapproche plus que de nous éloigner les uns des autres!


David Boutin  20 Juin 2010, 00 h 30

Bonjour Simon,

j’avoue que moi aussi, je trouve qu’il y a des approfondissements qui peuvent manquer.  Mais effectivement, comme le relève Vincent, ce n’est peut-être pas tout à fait ce que l’on souhaite faire de l’évènement.  Toutefois, pour être allé à toutes les JMJ diocésaines (en tout cas, il me semble… j’en ai peut-être loupé un) je peux dire que chaque fois, j’y ai trouvé matière à réfléchir pour un bout de temps.  Et si la foi implique aussi un effort intellectuel, je pense qu’elle est aussi liée à la bonne volonté et on ne peut pas dire qu’il manque de bonne volonté dans les JMJs de Québec.  Quand je constate toutes les implications, les bénévolats, les petites attentions de la part des gens qui accueillent, etc.  Quand je vois la motivation et l’audace de plusieurs, des animateurs, même si des approfondissements ne vont pas dans la direction que nous pourrions espérer, il n’en est pas moins que l’esprit des JMJs, moi, me dépasse suffisamment pour que j’en sois satisfait.  Vous vous imaginez chanter les chants de la famille Roberge-Dion avec des amplificateurs dans les rues de Sainte-Foy?  Moi, je trouve que ça prend beaucoup de guts!  Et je les en remercie et félicite!  Des chants simples et efficaces, accessibles à tous…  C’Était excellent!

Dans la paix du christ!


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