Que pensez-vous de l’abbé qui s’est muni d’une étole aux couleurs du Canadien de Montréal?
http://www.cyberpresse.ca/le-nouvelliste/actualites/201004/28/01-4274903-que-le-canadien-soit-avec-vous.php
Je trouve ça très amusant et surtout un bon moyen pour créer un pont entre religion et vie quotidienne, comme il en est fait mention dans l’article… En autant que son étole ne soit pas aux couleurs des méchants Pingouins de Pittsburgh!
Catherine 08 Mai 2010, 18 h 33
J’avoue que c’est assez drôle et que c’est un bon moyens comme tu dis de faire un pont entre la vie et la messe mais faut pas oublier qque l’étole c’est un vêtement sacré et qu’on ne doit pas mélanger tout non plus! c’est comme mettre un signe des canadiens sur le calice! ce serait inaproprié!
Louis-Simon 12 Mai 2010, 08 h 22
Je partage ton opinion: il n’est pas souhaitable de banaliser le sacré. Mais pour le calice, je ne suis pas inquiet, car c’est préférablement sur un autre genre de coupe qu’on veut voir apparaitre le nom des canadiens! haha
Merci de partager ton opinion ici et à la prochaine!
Diane 14 Mai 2010, 20 h 29
Je suis du même avis que vous. Mais dans le reportage que j’ai vu à la télé, le prêtre a spécifié qu’il l’avait montré à ses paroissiens à la fin de la messe. Petit détail important qui a échappé aux journalistes qui ne connaissent pas la liturgie.
Julien 18 Mai 2010, 12 h 49
Connaissant le prêtre en question je n’ai pas de doute qu’il a fait les choses avec respect, mais j’avoue que lire la nouvelle rapidement sans porter trop attention peut créé une mauvaise impression. J’avoue que de ce temps là le hockey prend une place importante dans la vie du monde, ce sujet devient la manière d’aborder les gens un peu comme si on disait au premier passant “IL fait beau aujourd’hui!” Avec cette image là, on comprend que le prêtre est incarné dans son milieu. Salut à l’abbé François Graval.
Julien
Valérie 19 Mai 2010, 17 h 10
En fin de semaine dernière, j’ai vu de mes yeux un paroissien sortir de l’église en pleine homélie! Une courte comparaison venait d’être faite entre le travail d’équipe du CH et notre travail missionnaire comme chrétiens: unis dans un but commun, conscients de la complémentarité de chacun, inspirés par un même entraîneur…
L’homme était furieux et disait à qui voulait l’entendre : “Je ne suis pas venu à l’église pour entendre parler de hockey!”.
Je me demande s’il aurait trouvé déplacées les paraboles imaginées par Jésus, à l’époque, impliquant de nombreux secteurs “profanes” de la société? Grain de sénevé (horticulture), levain (cuisine), mauvais riche (économie), bon pasteur (élevage)...
Soyons ouverts et créatifs, laissons-nous inspirer par la vie qui bouge autour de nous, pour relire, traduire, partager, approfondir notre expérience de Dieu!
Claude BOUTIN 22 Mai 2010, 08 h 41
Nos églises, nos vêtements sacrés et tout ce que vous considérez comme sacré est probablement ce qui éloigne les gens de nos communautés.
Je suis d’avis qu’un prêtre qui réussi à se mettre à la hauteur de ses concitoyens et vivre les mêmes émotions qu’eux fera parti de sa communauté.
Ce que tu vis cri si fort que je n’entend pas ce que tu dis. Comme disait l’autre.
La transmission des valeurs Chrétiennes, se fait beaucoup plus dans l’action que dans les paroles.
Notre églises se porte plutôt mal. Le message ne passe pas comme on le souhaiterais. Mais quand un leader utilise un langage qui ne rejoint pas l’auditoire souhaiter, il doit modifier ce langage. S’abaisser au niveau du peuple serais une preuve d’humilité.
Sortir de l’église “la bâtisse” et aller au devant de ceux qui cherche un sens à leur vie. Ces bâtisses sont devenu comme des veaux d’or pour les Chrétiens.
Je dis: le jour où ces bâtisses vont tombées, la vraie Église va se lever. Le jour où vous permettrez à vos pasteurs de marier, ils vivront comme les premiers Chrétiens.
Afficher une étole avec le logo du Canadiens dans une église, peut être un signe rassembleur, à condition de faire un lien avec nos valeurs Chrétiennes.
De quoi avez vous peur?
Est-ce que Dieu n’a pas dit à Saint-Pierre: ” ce n’est pas ce qui entre dans l’homme qui souille l’homme, mais ce qui en sort.”
Je souhaites, que mes enfants âgés de 20 et 23 ans, trouvent un jour une communauté accueillante et dynamique, qui ne vit pas seulement comme des punaise de sacristie, mais qui vivent selon les valeurs annoncées par Jésus.
L’Église ne manque pas de Chrétiens, mais les églises sont vides.
Au plaisir de trouver sur la route de ma famille, une communauté où il n’y a pas que des punaises de sacristie. Une communauté qui aurait un leader capable de vivre et d’annoncer les valeurs Chrétienne, et l’humilité de reconnaître les veaux d’or de notre époque.
Amitié
Louis-Simon 26 Mai 2010, 08 h 42
En réponse au commentaire de Claude Boutin qui rejoint peut-être plusieurs personnes qui cherchent des nouvelles approches pour vivre leur foi, je pourrais proposer la communauté du Tisonnier de Québec comme une alternative intéressante. http://www.tisonnier.fr.gd/
Je ne veux pas prétendre qu’on y trouve une solution à toutes les attentes exprimées dans votre commentaire, mais tant mieux si cette communauté, par sa façon de faire Église, peut rejoindre certaines personnes. Il y a notamment une bonne proportion de jeunes adultes qui y cheminent.
Je crois que l’Église est riche en diversité et que c’est ce qui en fait sa force. À nous de profiter de cette diversité, de la faire connaître et même d’y ajouter notre propre couleur!
Merci à tous de votre contribution à cette discussion stimulante!
David Boutin 10 Juin 2010, 02 h 05
Pour ma part, bien que je crois que l’inculturation soit un beau concept, je trouve cela exagéré. La messe concerne certes l’Église locale, et la paroisse, mais elle concerne aussi l’Église universelle… Aussi, je vois un tout petit peu trop de local envahir ce qui n’est un petit peu pas assez universelle dans cet étole.
Bien que Jésus ait utilisé des images du quotidien, je ne pense pas que Jésus se soit pris pour le “Coco Chanel” des vêtements liturgiques de son époque. Et pourtant, ce même Jésus qui se permettait de prendre énormément de liberté vis-à-vis certains traits de culture du peuple dans lequel il est venu parmi nous, a toujours été respectueux du sacré. Ne chassa-t-il pas les vendeurs du temple sous prétexte de profanation?
Pour ma part, je ne vois pas en quoi un prêtre qui serait en tout point pareil à monsieur et madame tout le monde puisse avoir une quelconque pertinence. Si le prêtre ne s’élève pas dans la recherche des idéaux les plus élevés de l’Évangile et ne les mets pas en application, n’en est-il pas parfaitement “inutile”, voir “insignifiant”? N’est-il pas de sa tâche d’être un exemple de sainteté, de disponibilité, n’est-il pas son rôle d’être à proximité de tout le sacré pour nous le transmettre, simples laïcs, qui vaquons à longueurs de journée à tant de tâches que nous n’ayons pas le temps de rechercher le Dieu que le prêtre cherche aussi pour nous afin de nous le rendre?
Pour ce qui est du sacré qui éloigne les gens, je suis surpris de voir qu’après 50 ans à massacrer et charcuter l’Église à grand coup de nivèlement vers le bas et d’adaptation (de déconnection même, mais on dira que c’est Rome qui a déconnecté, c’est assez classique dans les dérives locales), on puisse encore en redemander… Le sacré crée la distance nécessaire pour formuler l’appel à la conversion. La distance entre le sacré et soi est ce qui met en recherche du salut proposé par le christ dans le désir de réconciliation au sein même de cette fracture. Si cette fracture est éludée, parce que trop dérangeante, qui réalisera le besoin du remède? Et si ça repousse les gens, c’est peut-être parce que les gens sont devenus paresseux en matières spirituelles. C’est à cause des nivèlements outranciers et des “adaptations”, plutôt que “explicitations” qu’il est possible d’entendre des gens dire de l’émission Virginie et Annie et ses hommes font réfléchir sur les choses profondes de la vie… Quand c’est rendu que les téléromans de TVA remplissent le besoin spirituel des québécois mieux que l’Église… et qu’on demande encore à “rendre plus accessible”.... Sous prétexte d’humilité (faux prétexte, parce qu’il s’agit bien plutôt d’une démission à être prophétique, donc à contre-courant) Moi, je dois être terriblement idiot, parce que ça ne me rentre vraiment pas dans la tête… Donc, le CH à la messe… Ce jus de pomme ne me nourrit en rien et me fait l’effet d’une parfaite et absolue perte de temps… C’est ce genre de “facilité” à la limite de l’enfantin qui me fait décrocher et m’ennuyer pour mourir dans une homélie…
Chaplin 17 Juillet 2010, 09 h 21
Bravo. La meilleure homélie est celle qui est actualisée par rapport en 2010, et pas celle d’il y a 2000 ans qui te parle pas.
Ca prend des curés comme ca, pas tradi
David Boutin 19 Juillet 2010, 01 h 28
Ha oui, c’est vrai, nous sommes tellement, mais tellement beaucoup plus grands que nos pères… Aussi, dépêchons-nous de réinventer la roue autant de fois que nécessaire que nous ne paraissions pas aussi bêtes qu’eux… Pourquoi pas une roue en forme d’étoile!? Ce serait un beau symbole énergistar sur les automobiles électriques, des roues en forme d’étoile!!! C’est vrai qu’ils ne disaient que des bêtises avant les 2-3 dernières décennies… Trêve de plaisanterie, il me semble sincèrement que la meilleure homélie est plutôt celle qui est capable de récupérer le meilleur de celle d’il y a 2000 ans et de le rendre en y ajoutant ce que les méthodes plus récentes de lecture permettent de mieux découvrir de la Parole. Pour ce qui est du “pas tradi”, encore une fois, je ne vois pas ce que ça peut vouloir dire… Je ne pense pas être un “tradi” je n’ai jamais participé à une messe en latin, mais à révulser la tradition, est-on certain de ne pas se priver d’une richesse trop vite considérée comme caduque?